Formation
Dégâts d’eau et moisissures toxigéniques — §
Déluge du Saguenay — juillet 1996
Depuis ces dernières années, les intempéries ont passablement mis à l’épreuve les bâtiments du Québec, de plusieurs autres provinces et des États-Unis. Le déluge du Saguenay en juillet 1996 et le verglas de janvier 1998 nous ont démontré que l’eau peut avoir des répercussions très importantes sur la salubrité microbienne de nos lieux de travail et de nos résidences. Les conséquences sur la santé peuvent être très surprenantes.
Peu d’entreprises dans le domaine de l’évaluation de l’environnement intérieur possèdent l’expertise nécessaire en ce qui concerne l’impact des moisissures toxigéniques sur la santé des occupants de bâtiments ayant subi des dégâts d’eau.
Claude Mainville, ing. sén., vice-président responsable à la formation du Groupe NAK, Dr. Philip R. Morey, AQS Services d’Atlanta, Pierre L. Auger, MD de Québec, Eckardt Johanning, MD du Fungal Research Group d’Albany et Marie-France Pinard, Ph.D. microbiologiste du Laboratoire Microvital lors d’une session de formation annuelle sur les moisissures et la santé dans les bâtiments
Les professionnels du Groupe NAK ont été les premiers au Québec à traiter des cas de contamination fongique dans les bâtiments (hôpitaux, écoles, centres d’accueil, garderies, édifices à bureaux, résidences). Claude Mainville, ingénieur senior et vice-président responsable à la formation, a été le premier ingénieur au Québec à identifier la source exacte des problèmes de santé dans des dizaines de bâtiments contaminés par la moisissure toxigénique Stachybotrys chartarum (atra). (voir l’émission de Radio-Canada, Le Point, du 2 avril 1998). Cette moisissure est difficilement détectée dans les échantillons d’air ou de poussière. Seuls des échantillons de surface par ruban adhésif permettent facilement de l’identifier. Cette moisissure noire, surnommée aux Etats-Unis « black mold » se présente souvent sur le gypse affecté par des dégâts d’eau sur une période prolongée. Plus récemment à l’émission Découverte de Radio-Canada, le 13 avril 2003, l’histoire de problèmes de santé de la famille d’un de nos clients a été présentée comme cas classique de contamination fongique cachée bien traitée.
Contamination intra-murale par le Stachybotrys chartarum
La formation spécialisée du Dr Rob A. Samson du Centraalbureau voor Schimmelcultures (Baarn, Pays-Bas) sur les méthodes les plus appropriées de prélever les échantillons fongiques fait partie de notre bagage de connaissances dans le domaine. Nous avons été les premiers à émettre une mise en garde contre l’utilisation d’ échantillons d’air comme seul moyen de diagnostiquer la contamination fongique des bâtiments et contre l’utilisation de milieux de culture médicaux inappropriés, tel le Sabouraud, pour l’évaluation environnementale. Nous avons développé une méthode diagnostique scientifique fiable basée sur 4 facteurs d’analyse.
Notre expertise explique le fait que nous ayons été invités à deux reprises, en 1996 et 1998, à présenter l’état de nos travaux à la Conférence internationale sur les moisissures et les mycotoxines dans l’état de New York, organisée par le Eastern New York Occupational & Environmental Health Center. Plus récemment, en septembre 2003, notre vice-président a été invité à être membre du Comité scientifique de la 5e conférence sur les moisissures et les mycotoxines à Saratoga, Albany, New York (Fungal Research Group).
De plus, la SCHL nous a récemment consultés pour la rédaction d’un guide sur la décontamination fongique toxique (Toxic mold : cleanup procedures).
Du fait de leur expertise, les professionnels du Groupe NAK sont appelés régulièrement à témoigner en cour, à la Régie du logement du Québec, au Tribunal du travail, à la Commission des lésions professionnelles de la CSST, à la Cour du Québec et à la Cour supérieure, entre autres.
Formation sur DVD ou VHS avec cahier de 200 pages — §
Depuis 1994, le Groupe NAK a formé plus de 600 organismes publics, entreprises et individus dans le domaine de la qualité de l’air et de la salubrité microbienne des bâtiments et de leur ventilation mécanique. Vous trouverez ci-bas le programme de formation intensive d’une journée qui a été donné en collaboration avec le département de biologie de l’Université Concordia.
Contenu des conférences — §
#1 — Les moisissures : de l’environnement extérieur vers l’intérieur des bâtiments
par Paul Widden, mycologue, Université Concordia
Paul Widden, chercheur au Département de biologie de l’Université Concordia, a plus de 30 ans d’expérience dans l’étude des moisissures du sol et de l’environnement extérieur. Il a identifié le contenu en moisissures de plusieurs milliers d’échantillons environnementaux.
Sa conférence traite des sujets suivants :
- Généralités sur les moisissures : leur habitat, leur besoins de croissance, leurs propriétés (potentiel allergène, toxigène et pathogène)
- Comment les moisissures de l’environnement extérieur se retrouvent à l’intérieur des bâtiments
#2 — À la recherche de la moisissure cachée dans un bâtiment
par Claude Mainville, ingénieur senior, Le Groupe NAK (Montréal)
Claude Mainville, ingénieur industriel de plus de 30 ans d’expérience, s’est préoccupé pendant la majeure partie de sa carrière, à la CSN puis comme consultant privé, de la qualité d’air microbienne et chimique dans les bâtiments. Il a contribué à diagnostiquer et à régler des problèmes d’insalubrité dans plusieurs centaines de bâtiments. Il est à l’origine de la découverte du premier cas documenté au Québec d’un hôpital contaminé par la moisissure toxique Stachybotrys chartarum, dans les années 80.
Sa conférence, une étude de cas très récente menée par le Groupe NAK dans un bâtiment aux prises avec un problème de moisissure cachée, traite des 4 critères d’un bon diagnostic de salubrité microbienne :
- Historique du bâtiment
- Santé des occupants
- Inspection minutieuse des locaux et de la ventilation
- Échantillonnage microbien adapté à la situation
#3 — Échantillonnage microbien dans les bâtiments
par Marie-France Pinard, du Laboratoire Microvital (Montréal)
Marie-France Pinard, avec une Maîtrise en virologie et un Ph.D. en biologie moléculaire, s’intéresse depuis 1994 au domaine de la qualité de l’air intérieur et à la microbiologie des bâtiments. Présidente du Laboratoire Microvital et membre de l’Association des Microbiologistes du Québec et de son Comité sur la qualité de l’air, elle a à son actif l’analyse de plusieurs milliers d’échantillons de poussière, d’air, de surfaces et de matériaux contaminés. Elle dirige actuellement un projet de recherche sur le contenu microbien de la poussière en provenance de maisons saines, grâce à une subvention de la SCHL.
Sa conférence traite des sujets suivants :
- Différentes méthodes d’échantillonnage en microbiologie des bâtiments
- Échantillonnage de poussière : publication des résultats du projet de recherche sur la poussière des maisons saines financé par la SCHL.
#4 — La santé et l’exposition aux moisissures toxiques
par Eckardt Johanning, MD, M.Sc., Fungal Research Group, Albany, New York, USA
Eckardt Johanning est médecin et possède une maîtrise en sciences avec une expérience de plus de 15 ans dans le domaine de la santé au travail. Il est l’organisateur de 3 colloques internationaux à Saratoga Springs à Albany, NY sur les moisissures et les mycotoxines dans les bâtiments.
Sa conférence traite des sujets suivants :
- Le portrait de la situation de la contamination microbienne aux USA
- Les symptômes associés à l’exposition aux moisissures toxiques
- Études de cas
#5 — Pour une approche de santé publique dans les cas de problèmes de qualité d’air et de microorganismes
par Norman King, épidémiologiste de la Direction de la santé publique du Québec de Montréal-Centre
Norman King est épidémiologiste de McGill depuis 1978. Il a toujours travaillé en lien avec la santé et le travail. Il est maintenant responsable du dossier des microorganismes et la santé dans les bâtiments pour la Direction de la santé publique de Montréal-Centre.
Sa conférence porte sur l’approche recherchée par la Direction de la santé publique dans les cas de moisissures dans les bâtiments.
#6 — Les moisissures dans les résidences
par Morris Charney, architecte, Montréal
Morris Charney est diplomé d’architecture de l’université McGill en 1962 et de l’université Harvard en « Urban Design » en 1963. Il a inspecté plus de 20 000 propriétés. Il a été professeur en « Design studio », à l’École de Planification urbaine de l’Université McGill de 1972 à 1994.
Sa conférence porte sur des cas concrets de contamination aux moisissures dans les résidences.